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{FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth]

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Ozdrayen
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MessageSujet: {FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth] Mer 31 Aoû - 21:46



Lavez ce sang que je ne saurais voir.

« Sudden dramatic saves are my speciality. It's a mercenary thing. »


Une douce brise matinale se mêlait sensuellement avec le délectable parfum capiteux d'une ravissante demoiselle. Leon ignorait comment il s'était retrouvé en si charmante compagnie mais ce qu'il savait en revanche, c'est qu'il ne comptait pas s'attarder sur des détails inutiles. Ils étaient suffisamment proches pour laisser présager au mercenaire que cette jeune femme n'était pas venue le chercher pour du travail. Troublé et enivré par ce joli visage constellé de sourires enjôleurs, Leon se laissa guider par les transports qui l'animait en rapprochant sensiblement son visage de celui de sa nouvelle muse.

« Tu es incroyable, Leon. Toujours prêt à remonter en selle, n'est-ce pas ? » lui avait elle décoché en se parant d'un regard moqueur et de son sourire le plus désarmant.

« Et bien, j'imagine qu'on ne peut rien te cacher... Je l'admet, je suis incroyable, je plaide coupable. » rebondit-il immédiatement en se délectant du rire cristallin que sa remarque avait suscité.

« Et tu penses avoir été incroyable à chaque instant de ta vie ? » rétorqua t-elle froidement après avoir ri si chaudement.

« Disons que je sais l'être quand la situation l'exige. » admit-il en appuyant davantage son regard sur les courbes de son interlocutrice.

Le visage de cette dernière s'était rembruni pour céder la place à un nouveau masque plus inquisiteur. C'était bien la première fois que Leon faisait cet effet là à une femme. Devait-il s'en piquer ou plutôt s'en féliciter ? L'inconnue le fusilla du regard et instinctivement Leon recula de quelques centimètres.

« Leon. As-tu franchi cette limite ? » lâcha t-elle d'un ton accusateur.

« Hein ? Si tu trouves que les choses vont trop vite entre nous, on peut toujours... »

Elle ne lui laissa pas le temps de conclure.

« Je te demande si tu as trahi le peu de principes qu'il te reste. Alors, Leon, réponds à ma question. Est-ce que tu as tué ces gens ? »

Ce discours lui fit l'effet d'un coup de massue. Leon était abasourdi au point d'oublier toute tentative de répartie. Il était maintenant convaincu de la folie de sa belle mais il ne parvenait pas à expliquer pourquoi ses propos lui avait retourné l'estomac. La harpie poursuivit son réquisitoire.

« Toi qui sait si bien l'ouvrir d'ordinaire, parle, je t'en donne tout le loisir ! Combien de sang as-tu sur les mains ? Parviens-tu encore à te regarder dans un miroir sans trembler sous le poids de la culpabilité ? » vociféra t-elle avec aigreur.

De quoi parlait-elle ? Leon n'avait tué personne, conformément à la maigre morale qui lui résistait dans le compartiment secret de son cerveau d'idiot. Pourtant, il sentait son propre cœur battre jusque dans ses tempes et la moiteur de ses mains lui paraissait presque surnaturelle. Lorsqu'il les examina de plus près, il vit que la sueur n'était pas le seul fluide qui lui souillait les mains. Du sang écarlate qui n'avait pas encore été épongé par ses vêtements coulait le long de ses avant-bras malgré l'absence évidente de blessure. Sur le point de défaillir, tout l'univers autour de lui s'écroula pour ne laisser place qu'à un écran sombre et opaque.




Il se réveilla en sursaut, ses vêtements lui collaient à la peau après s'être imbibés de sa propre sueur. Leon prit quelques minutes pour se remettre de ses émotions et de l'odieux cauchemar dont il avait été victime. A son plus grand regret, son inconscient ne lui avait pas fait de cadeau. Mais ce drôle de rêve n'était pas anodin, pas plus que la nature de la mission sur laquelle il avait été dupé. Cette affaire s'était retournée contre lui pour ne laisser qu'un épouvantable charnier dans son sillage. Ou plutôt dans un bain de sang qui avait maculé la superbe moquette de la Locomotive Express. Certes, Leon n'était pas devenu mercenaire pour jouer à la dînette mais ôter une vie -voire plusieurs- lui semblait quelque peu démesuré pour un malfrat de son espèce.
Après s'être lavé le corps à défaut de l'âme, Leon entreprit d'ouvrir à celui qui avait timidement frappé à la porte. Le médecin qu'il avait engagé dans l'urgence avait eut la patte suffisamment graissée pour accepter de s'occuper de son patient à domicile et sans piper mot. Le mercenaire s'était fait une marge assez indécente pour se permettre un tel luxe. D'autant plus qu'il ne pouvait pas laisser son protégé mourir après avoir fait tant d'effort pour l'arracher à ce triste sort. Leon écoutait le bilan du docteur d'une oreille peu attentive. Tout ce qu'il avait compris, c'est que son poulain allait s'en sortir malgré la ferraille qui lui faisait office de bras droit. Les termes plus techniques et le reste des détails étaient complètement passés à la trappe.

« J'ai compris doc', pas besoin d'en rajouter... » dit-il d'une voix lasse en agitant sa main au dessus et devant lui, à l'image de toutes ces sages paroles passées par dessus sa tête.

« Permettez-moi d'insister sur le fait qu'il serait plus raisonnable de l'emmener à l'hôpital pour un examen plus approfondi. » avait ajouté sèchement le vieil homme convaincu d'avoir été ignoré pendant la majeure partie de son discours.

« Pour qu'on me rabatte les oreilles d'autre bla-bla interminable ? Non merci ! Franchement doc', vous n'avez aucune compassion pour l'entourage de vos patients... » lâcha t-il avec une affliction exagérée et presque théâtrale.

L'homme avait d'abord songé à riposter pour exprimer toute son antipathie à ce client inhospitalier et ingrat. Mais la liasse qu'il agrippa instinctivement au fond de sa poche lui rappela que ses mots allaient peut être dépasser sa pensée. Après s'être fendu d'un long soupir, le vieux médecin accorda à son hôte une grimace affable -certainement l'ébauche d'un sourire forcé- avant de plier bagage et de quitter l'antre du déplaisir.
Leon n'était pas mécontent de s'être enfin débarrassé de cette présence gênante. Accueillir des invités, aussi utiles soit-ils, lui avait toujours été une tâche pénible. Le mercenaire était bien placé pour savoir que l'argent donné en échange d'un service pouvait largement suffire à se passer de fausse complaisance. Passablement agacé par la situation périlleuse dans laquelle il s'était engouffré, Leon se rua dans le salon dans lequel l'attendait son protégé. Sans même prendre le temps de le saluer avec une cordialité feinte, le mercenaire tira une chaise jusque devant le canapé pour s'y asseoir à califourchon. Leon prit son inspiration et gonfla son poitrail avant de commencer son sermon.

« Un grand homme m'a dit un jour que dans ce monde, les plus honnêtes se faisaient dévorer par ceux qui avaient l'intelligence de ne pas l'être. » dit-il en laissant planer un suspense absurde et ridicule. « Je peux le confirmer, parce que ce grand sage c'est moi ! » lâcha t-il finalement en se désignant lui même de son pouce.

« La bonne nouvelle c'est que tu es mort. En théorie. La mauvaise, c'est que tu es encore vivant pour en admirer les conséquences. » admit-il avec un sourire caustique qu'il ravala aussitôt avant de froncer les sourcils. « Alors maintenant, gamin, tu as dix minutes pour me raconter à quel point tu t'es foutu dans la merde et ce qu'il s'est véritablement passé à bord de ce foutu train avant que je ne songe à te tuer une deuxième fois ! »
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MessageSujet: Re: {FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth] Ven 2 Sep - 23:07

ft. Leon

ft. Harth

{FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir.

Harth sortit de sa torpeur un peu avant l'aube le visage couvert de sueur, sa main tâtonnante se dirigeant avec espoir vers son épaule endolorie. Lentement, ses doigts parcoururent le chemin depuis la base de son cou jusqu'à rencontrer le mur de déception qui avait remplacé son bras droit. Il marqua une longue pause afin de laisser le temps à son cerveau fatigué de prendre en compte cette information et sa respiration s'accéléra.
Cela faisait déjà plus d'une semaine que l'incident s'était produit et malgré ses vaines tentative, l'ingénieur n'arrivait pas à se rappeler clairement les événements qui avaient prit place. Si les événements de la Locomotive Express étaient masqués par le doux voile du refus, le bout de métal soudé à son corps représentait toutefois la lame tranchante d'une réalité qui avait détruit sa vie.
Il ferma les yeux, se concentrant sur ses halètements affolés. Lorsque ceux-ci finirent par se calmer, l'ingénieur laissa sa main s'aventurer sur le bras artificiel, acceptant comme tout les matins que son existence ne serait plus la même.

Après quelques minutes de plus à ressasser sa situation, Harth se redressa lentement et entreprit d'essayer de mouvoir le bras mécanique. Malgré sa maigre tentative, le membre resta inerte. Pas même un début de mouvement n'amina le bout de métal qui semblait l'ancrer dans le canapé. Lourdement, l'ingénieur se leva pour aller ouvrir les rideaux. Il faisait encore sombre mais il pouvait deviner le soleil derrière les bâtiments gris qui composaient ce quartier de Myes. Il devait être aux alentours de 7h et le mercenaire qui l'avait accueilli ne se lèverait sans doute pas avant encore deux bonnes heures. Harth retourna vers le petit canapé et vérifia que sa blessure n'avait pas laissé de trace de sang sur le tissu qui le composait. Les premiers jours, il n'était pas rare qu'il se réveille en pleine nuit pour s'observer en train d'essayer d'arracher son bras mécanique. A ces moments là, la blessure se rouvrait et le jeune homme imaginait que son sauveur avait déjà dû nettoyer derrière lui bien des fois. Aujourd'hui cependant, l'Ellistère se considérait tout à fait capable d'entreprendre lui même ce genre de tâche, même avec un seul bras, et était bien décidé à ne pas devenir un fardeau plus lourd encore pour cet homme qui l'avait sauvé. Satisfait de ne pas apercevoir de flaque vermeille, l'ingénieur se rassit dans le canapé et commença à réfléchir aux problèmes qu'allaient soulever son bras mécanique. Il avait encore un peu de temps avant que le jour ne soit levé et comptait l'utiliser au mieux.

Il rouvrit les yeux quelques heures plus tard, le soleil filtrait désormais par la fenêtre et il pouvait saisir au loin quelques bribes d'une conversation qui s'échangeait dans l'entrée. Le blessé se redressa et tendit l'oreille, trop tard toutefois pour pouvoir comprendre quoi que ce soit. Au loin, la porte se referma avec un claquement et il entendit les pas pressés de son hôte se diriger dans sa direction. Il eu à peine le temps de le voir entrer que ce dernier était assis devant lui, impatient -devinait-il- de pouvoir enfin avoir une discussion avec lui. Sans ressentir de joie à cette nouvelle, Harth devinait que les résultats de l’hôpital venaient d'arriver et qu'il était hors de danger.

« Un grand homme m'a dit un jour que dans ce monde, les plus honnêtes se faisaient dévorer par ceux qui avaient l'intelligence de ne pas l'être.  Je peux le confirmer, parce que ce grand sage c'est moi ! »

Le mercenaire prit la pause plusieurs secondes et Harth se demanda quelle genre de réaction il avait espéré provoquer. Incapable de trouver une réponse acceptable, il  attendit béatement que son interlocuteur rajoute quelque chose.

« La bonne nouvelle c'est que tu es mort. En théorie. La mauvaise, c'est que tu es encore vivant pour en admirer les conséquences.  Alors maintenant, gamin, tu as dix minutes pour me raconter à quel point tu t'es foutu dans la merde et ce qu'il s'est véritablement passé à bord de ce foutu train avant que je ne songe à te tuer une deuxième fois ! »

Toute amabilité avait quitté les traits de l'homme, son masque jovial remplacé par celui -sérieux et intimidant- du mercenaire qu'il était. L'Ellistère ferma les yeux, toujours incertain quant à la réponse à fournir. Lui même avait le plus grand mal à se rappeler de ce qu'il s'était passé et véritablement, il n'avait même pas l'impression de s'être foutu « dans la merde » à un moment donné !

« Je ne me rappelle pas exactement ce qui s'est passé là bas. »

Il l'avait dit, bien conscient que ce n'était sans doute pas ce qu'attendait son hôte. Harth secoua la tête et reprit rapidement, comme pour corriger une erreur.

« Je veux dire… J'arrive à me souvenir des faits dans les grandes lignes. Je me souviens d'être entré dans le wagon, avoir discuté avec les Techimis, puis la détonation d'une arme... »

L'ingénieur revit les mercenaires et les Techimis dressés les uns en face des autres, leurs visages floutés par sa mémoire défaillante, mais il était incapable de se remémorer la suite. Il soupira, peu désireux de s'attarder sur un sujet qu'il ne maîtrisait pas pleinement.

« Je suis presque sûr toutefois que l'attaque n'avait pas été programmée par notre employeur. Malgré sa réputation, il n'avait aucune raison de vouloir cet affrontement. Peut-être que les hommes qui nous accompagnaient ont agis de leur propre chef ? » Il marqua une pause. « C'est sans doute ce qu'il y a de plus probable. Le directeur n'aurait jamais autorisé une action qui aurait détérioré ses relations avec les Techimis, surtout si ceux ci souhaitaient lui laisser l'exclusivité de leur technologie. »

Son regard se posa sur le bras -toujours amorphe- qui pendait à son coté et releva la tête vers l'homme qui lui faisait face. Cette personne l'avait sorti de ce wagon infernal et s'était occupé de lui sans rien lui demander en retour. Harth sentit un élan de gratitude lui réchauffer la poitrine. Il lui était réellement reconnaissant de l'avoir sauvé, lui qui était un parfait étranger. Grâce au mercenaire, il était toujours en vie. Son bras avait changé, il ne pourrait peut-être même plus retoucher à la mécanique, mais il était vivant. Une larme coula sur sa joue.

« Je n'ai pas pu vous le dire avant mais merci. »
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MessageSujet: Re: {FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth] Sam 3 Sep - 20:39



Lavez ce sang que je ne saurais voir.

« Sudden dramatic saves are my speciality. It's a mercenary thing. »


Leon commençait à ressentir des picotements désagréables au niveau des jambes, signe qu'il était resté trop longtemps dans cette position inconfortable. Pour autant, le mercenaire ne bougea pas d'un cil, fermement décidé à faire parler son nouveau pensionnaire par tous les moyens. Il décida d'ignorer le fourmillement dans ses membres au profit d'une attitude sévère et intimidante. Leon n'était pas le genre de personne bien placée pour donner des leçons de morale mais il n'était pas d'humeur à tergiverser sur l'éthique.
Après avoir enduré un silence insoutenable, son convive s'était enfin décidé à parler de l'incident. Lorsque ce dernier lui confia ne plus se rappeler des détails et de la raison de son implication, le mercenaire relâcha la pression dans ses épaules pour se laisser glisser contre le dossier de sa chaise. Il soupira longuement et ostensiblement avant de se remettre dans une position plus confortable et nonchalante. Il ferma les yeux d'un air désabusé avant de les rouvrir au moment où son protégé commença à spéculer sur les auteurs du crime auquel ils avaient assisté. Son convive lui semblait aussi naïf que perspicace, ce qui lui arracha un rictus débonnaire. Leon ravala bien vite son sourire et hoqueta brusquement lorsque ce dernier le remercia. Cette attitude franche et pleine de gratitude le plongea dans un embarras monumental. Avec ces quelques paroles, le mercenaire avait presque l'impression de passer pour quelqu'un de bien. Ce sentiment lui était aussi anormal que détestable.

« Ne te méprends pas, gamin. J'ai été payé pour te ramener sain et sauf. Je ne suis là que pour l'argent et la baston, alors ne t'attends pas à me voir festoyer gaiement à tes côtés. » avait-il lâché plus froid que jamais, peut être trop même pour rendre le tout crédible.

Leon croisa les bras tout en fixant intensément le jeune homme qu'il avait sauvé dans une attitude boudeuse. Lui-même n'osait pas admettre qu'il avait sauvé un parfait inconnu sans rien attendre de lui en retour. Il avait peut être du mal à accepter le goujat qu'il était devenu mais pas au point de laisser ramollir son cœur sous l'influence d'un stupide sentimentalisme. Il n'avait pas besoin d'un poulain pour alléger sa conscience ou de jouer aux héros pour sauver son âme. Du moins, c'est ce dont il essayait désespéramment de se convaincre.
Après s'être perdu dans ses pensées au point d’observer son invité avec plus de sympathie qu'escompté, Leon se leva énergiquement, bien enthousiaste à l'idée de s'offrir un petit remontant après ce tourbillon d'émotions. Sans plus de cérémonie, il sortit du placard une bouteille de whisky ainsi que deux verres. Après avoir rempli le premier de moitié, le mercenaire s'autorisa enfin un peu de répit en décidant de mettre de côté ses sentiments conflictuels. Parce qu'il était incapable de s'exprimer autrement que par des actes, Leon entreprit d'offrir un verre à son hôte pour s'excuser de la rudesse de ses propos précédents.
A l'instant où il tendit son verre au Dalistère, son bras se figea et ses sourcils se froncèrent. Avec toute cette agitation, Leon avait complètement omis les traits juvéniles de son interlocuteur. Donner de l'alcool à un jeune homme en pleine convalescence n'était pas peut être pas son idée la plus brillante. Loin de là l'idée de se laisser abattre par le ridicule, le mercenaire se racla la gorge avant de lever un peu plus son verre tout en gratifiant son hôte d'un sourire goguenard.

« Quoi qu'il en soit, santé ! A ma mansuétude et à ton bon rétablissement, bien entendu. » dit-il avant de vider son verre d'une traite.

Non content de passer suffisamment pour un parfait idiot, Leon s'immobilisa avec son verre vide dans la main et un sourire crispé. N'avait-il pas dit quelques minutes auparavant qu'il n'irait jamais festoyer gaiement à ses côtés ? Pour autant, ne venait-il pas de faire tout son contraire en trinquant avec lui et en lui souhaitant un bon rétablissement d'une voix presque chaleureuse ? Sans un mot, Leon reposa son verre sur la table, complètement anéanti par un sentiment de honte et de scrupule. L'air grave, il se tourna lentement vers son interlocuteur et lui jeta un regard assassin. Ce genre de regard qui voulait dire « Si-tu-parles-à-qui-que-ce-soit-de-ce-moment-d'égarement-je-jure-de-te-faire-avaler-de-l'acide-chlorydrique-dans-ton-sommeil ».

« Bien ! Maintenant que nous avons réglé cette ambiguïté, parlons de choses sérieuses. » dit-il avec un sourire exagérément affable.

« Les techimis m'ont chargé de te ramener là d'où tu viens après avoir remplacé ton bras manquant par ce bidule. Je ne sais pas pourquoi ils ont accepté de t'aider de leur propre chef mais nous ne sommes pas en position de nous plaindre de cet altruisme, aussi louche et désespéré qu'il soit. Et puis c'est pas comme si on pouvait refuser un tel coup d'main ! » dit-il avec plus d'entrain et en réprimant un rictus railleur qui ne semblait pas partagé. Face à l'impassibilité de son interlocuteur, Leon jugea que ce dernier n'avait pas saisit la blague. Ou peut être était-ce trop tôt pour en rire ? Dans le doute, mieux valait-il continuer comme si de rien n'était.

« Quoi qu'il en soit, nous n'avons plus d'alliés dans cette histoire. J'ai mené ma petite enquête et laisse-moi te dire que les nouvelles ne sont pas bonnes... » lâcha t-il en ayant retrouvé tout son sérieux et son flegme. « Il semblerait que notre cher directeur se soit assuré qu'aucune tache ne viendrait obscurcir son précieux petit tableau. Les hommes qui ont ouvert le feu ne sont plus là pour en témoigner. C'est plutôt commode, non ? » lâcha t-il avec un sourire carnassier et un regard chargé d'ironie.

« Tout porte à croire que notre ex-employeur a le cul bordé de nouilles. J'imagine qu'il doit être complaisant  d'avoir un tas de pognon intraçable qui dort sur un compte expatrié à Rluberg tout comme de constater la disparition d'individus qui viendraient ternir sa réputation. Une telle chance, c'est indécent... Oui, ça doit être agréable d'être pourri jusqu'à la moelle. » conclut-il d'une voix sinistre dénuée de toute chaleur.

« Malheureusement pour lui et fort heureusement pour nous, notre petit veinard ne s'est pas encore débarrassé de tous les éléments perturbateurs. Et nous ne lui ferons pas ce plaisir. C'est pourquoi je compte sur toi et ta discrétion afin de nous éviter à tous les deux une mort pénible et inutile. » Il fit une pause, visiblement agacé par la tournure des événements. « Tu es fortement prié de rester ici en attendant que l'affaire se tasse. Je ne tiens pas à ce que tu disparaisse comme nos confrères après avoir autant ramé pour te ramener ici en un seul morceau, ou presque. » grogna t-il en lorgnant sur son protégé d'un air bougon.

« Et ne va pas te faire de fausses idées... Ce n'est pas comme si j'étais particulièrement inquiet de ton sort. C'est juste que s'il advenait que tu te fasses chopper, ça ne prendrait pas beaucoup de temps pour je disparaisse à mon tour. » ajouta t-il avec empressement comme pour se justifier de ses actes.
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MessageSujet: Re: {FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth] Lun 12 Sep - 14:27

ft. Leon

ft. Harth

{FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir.

« Bien entendu. »

Le visage de l'ingénieur se fendit d'un timide sourire. Il ne savait pas vraiment comment réagir après la démonstration surjouée de son hôte, d'autant plus que la majorité de son cerveau était occupée à essayer de traiter les informations qu'il lui avait fourni. Avait-il eu tort au sujet du directeur d'Orion ? Son ex-employeur souhaitait-il vraiment sa mort ? Et si son image était en danger, ses amis présumés parmi les Crenides ne seraient pas à leur poursuite eux aussi ? Il poussa un profond soupir et laissa sa tête s'écraser contre le dossier du canapé. La situation s'annonçait mal. S'il acceptait de rester ici, il ne pourrait sans doute pas se déplacer librement avant une éternité et il dépendrait entièrement de son hôte.

« Je n'ai pas vraiment le choix n'est ce pas ? » Il marqua une pause « Après tout, si ce que vous dites est vrai et si je pars de mon coté alors je nous mettrais en danger tout les deux. Dans le cas où je reste cependant, vous auriez un meilleur contrôle de la situation et même si le danger existe il n'est pas aussi important. »

Harth laissa échapper un soupir. Quelque part, cette décision lui retirait un poids. Qu'il le veuille ou non, sa vie n'était plus seulement la sienne désormais puisqu'elle était liée à celle du mercenaire. C'était donc un devoir pour lui de ne pas faire prendre de risques à son sauveur, même s'il devait pour cela passer sa vie ici. Il réfléchirait plus tard à toutes les conséquences de son choix.

« Cependant, je ne compte pas être un fardeau. Dès que j'aurais réussi à refaire marcher ''ça''... » Il jeta un regard au bout de métal inerte qui lui sortait du corps. « Alors je ferais de mon mieux pour vous aider dans vos tâches si j'en suis capable, c'est à dire que je m'occuperais au minimum de l'entretien de l'appartement et la cuisine. »

Après tout ce n'est pas vraiment comme l'ingénieur pouvait faire plus, surtout avec un membre en moins. Cela dit, il n'avait jamais réfléchit jusque là à la manière de remettre en marche le bras mécanique. Il allait y jeter un œil, et s'il était toujours capable de s'occuper de pièces de ce genre, alors il devrait être capable que faire plus que le ménage au besoin et il aurait de quoi s'occuper. Par contre, il faudrait vraiment qu'il lui parle de ses choix alimentaires, depuis qu'il s'était réveillé pour la première il ne l'avait vu manger que des nouilles préchauffées et des steaks haché, comment ce type avait-il fait pour rester en vie aussi longtemps ?

« Au fait, on ne s'est pas présenté depuis l'entretien dans les bureaux d'Orion. » Il tendit la main au mercenaire. « Je suis Harth, enchanté. »
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MessageSujet: Re: {FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth] Sam 17 Sep - 12:30



Lavez ce sang que je ne saurais voir.

« Sudden dramatic saves are my speciality. It's a mercenary thing. »


Leon poussa un soupir de soulagement face à la docilité apparente de son jeune protégé. Il n'avait pas eu besoin d'avoir recourt à la force pour le garder en sécurité dans ce quartier de Myès paradoxalement mal fréquenté. Peut être était-il moins insouciant qu'il ne le paraissait de prime abord ? L'ego du mercenaire se trouvait flatté suite au discours élogieux de son nouveau colocataire. Leon n'était pas très confortable avec l'idée de vivre précautionneusement jusqu'à ce qu'on daigne oublier sa pathétique existence. Avec de tels adversaires à ses trousses, il pouvait faire une croix sur les bars, les danseuses et pire encore sur la prospérité de ses petites affaires de mercenariat. Il ferma les yeux un instant en passant en revue avec aigreur l'argent et les femmes imaginaires qu'il aurait pu connaître dans les prochains moins s'il n'avait pas fourré son nez dans ce qui ne le regardait pas. Qu'avait-il gagné au final dans cette affaire, à part de l'or qu'il ne pourrait probablement pas dépenser avant la fin des hostilités ? Pour seule réponse, son regard se porta avec appréhension sur le jeune rescapé qui lui adressait des sourires hâtifs et timides. Il avait gagné une femme de ménage et une cuisinière qui n'avait de féminin que l'appellation, à son plus grand regret. Le mercenaire pesta intérieurement sur son karma tout en révisant ses notions théologiques en matière de châtiment divin. Après avoir gambergé quelques temps sur la question, il était arrivé à la conclusion suivante :

**Cette foutue Lumière me hait.**

Le mercenaire tendit sa main en retour pour répondre à l'invitation de son hôte. Cette poignée de main allait sceller plus de choses en réalité qu'une simple cohabitation. Mais Leon n'était pas encore prêt à en assumer véritablement les conséquences.

« Leon. » répondit-il brièvement après avoir récupéré l'usage de sa main.

Il considéra son interlocuteur un instant avant de poursuivre.

« Mais ne t'installes pas trop confortablement car nous leur aurons botté le cul bien avant que tu trouves tes marques ! » lâcha t-il maladroitement et fièrement en guise d'encouragement qui se voulait optimiste.

Désormais, il restait à traiter la question de la cohabitation qui donnait dors et déjà des sueurs froides au mercenaire solitaire. S'il était inconcevable de partager sa chambre, lui céder le salon lui semblait tout aussi insupportable. Ce qui laissait le sous-sol, laissé en jachère depuis des années dans un joyeux mélange de cartons, de vieilles affaires et de paperasse grossièrement triée. Leon considéra cette éventualité plusieurs fois avant de la soumettre à son nouveau colocataire. Lui dire directement et sans aucun filtre qu'il lui cédait la cave à contrecœur le ferait passer pour un hôte épouvantable. Chose qu'il était bien entendu dans le fond mais qu'il voulait reformulé dans les formes.

« Et comme tu es un sacré petit veinard, je te lègue tout un étage que tu pourras aménager -j'en suis sûr- en charmante garçonnière ! » dit-il en s'affublant de son sourire le plus commercial et en le traînant joyeusement vers le dit étage.

Leon commençait à songer qu'il avait raté une brillante carrière dans la vente immobilière. La « garçonnière » en question était en réalité une cave qui avait le luxe de se décomposer en deux pièces larges et distinctes, chacune composée de deux fenêtres qui donnaient sur le trottoir. Le mercenaire ramassa une feuille volante au milieu de la première pièce qu'il froissa avant de l'envoyer dans un des divers cartons stockés sur les bords de la pièce.

« Certes, c'est un peu tristounet mais avec quelques coups de balai et un peu de Feng Shui dont toi seul à le secret, on peut très vite imaginer un petit cocon douillet ! » lâcha t-il en continuant de vanter les mérites fictifs de l'espace et des qualités de décorateur intérieur supposées chez son interlocuteur.

« Il y a l'électricité et même un petit robinet dans le coin de la pièce là-bas. Et comme rien n'est trop beau pour mon chanceux colocataire, je laisse à ta disposition tout cet espace ainsi que les quelques meubles qui s'y trouvent. »

L'immobilier se constituait d'un bureau solide et encombrant, de multiples étagères poussiéreuses et d'une grande table de travail rayée et recouverte de divers outils.

« Ne me remercie pas. Je suis bien placé pour savoir qu'un homme a besoin de toute l'intimité nécessaire à ses petites entreprises ! » dit-il en le gratifiant d'un clin d’œil complice et mesquin.
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MessageSujet: Re: {FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth] Jeu 29 Sep - 17:13

ft. Leon

ft. Harth

{FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir.

Harth fut surpris en arrivant au vieux sous sol qui allait lui servir de demeure. Malgré les doutes qu'il avait eu lorsque son nouveau colocataire avait commencé à lui parler de l'endroit, on pouvait véritablement dire qu'il avait un étage à lui tout seul. Mal à l'aise, il promena son regard sur les différentes pièces de mobilier que lui indiquait son hôte. Il n'avait jamais eu autant d'espace pour vivre auparavant, le piètre appartement qu'il avait possédé près de la compagnie Orion était  minuscule en comparaison et il ne savait pas ce qu'il allait bien pouvoir faire de la place qu'on lui allouait.
Premièrement, il lui faudrait sans doute faire un peu de rangement. Le mercenaire n'avait sans doute jamais réellement mit les pieds dans sa cave et, à la vue du fatras qui s'entassait, il devinait qu'il en était ainsi depuis déjà quelques années. Il grimaça en suivant Leon dans la seconde pièce. En comparaison de la première, celle ci était dépourvue du moindre carton et possédait quelques mobiliers. Une nouvelle agréable pour le jeune homme qui s'imaginait déjà devoir ranger un endroit supplémentaire. Rapidement, il remarqua les outils qui trônaient sur le plan de travail et commença à les examiner, oubliant complètement le mercenaire qui se tenait derrière lui.  

*Le kit du bricoleur du dimanche*

L'ingénieur poussa un discret soupir. Rien de vraiment utile là dedans à moins qu'il se mette à la plomberie ou qu'il veuille jouer à l’électricien. Il se retourna vers Léon quand ce dernier fit une tentative d'humour et tapota du doigts son bras en métal, lui arrachant un tintement.

« Merci de votre sollicitude, mais mes petites entreprises devront attendre. J'étais droitier et même si je suis habile, je pense qu'une remise à niveau sera nécessaire pour que je retrouve toute mon efficacité. »

Il lui rendit son sourire et observa les murs jaunis éclairés par le peu de soleil qui pénétrait par les fenêtres.

« Dans tout les cas, je me dois de vous remercier encore pour votre hospitalité. Je me rend bien compte que ça ne doit pas être facile pour vous d'avoir quelqu'un qui vienne empiéter ainsi dans votre espace. »

Il lui fit un sourire conciliant et poursuivit.

« Si vous vous posez la question, sachez que votre tête de tout à l'heure en disait long sur votre avis concernant la cohabitation et c'est d'autant plus aimable de votre part de me m’accueillir -même si c'est aussi dans votre intérêt-. Rassurez vous, je ne suis pas difficile à vivre et je ferais de mon mieux pour vous laisser l'intimité dont vous avez besoin pour gérer vos propres entreprises. Enfin, peut-être que je vous surprendrais au milieu de la nuit en allant me chercher un casse croûte nocturne, mais ce sont les risques et je serais bien trop poli pour vous en parler. »

Harth adressa un sourire railleur au mercenaire. Il aimait bien Leon et malgré les airs de grands solitaires de son hôte, il se demandait si la réciproque n'était pas vraie.  Après tout, il venait de lui fournir un étage entier pour son confort, et meublé avec ça. Cela ressemblait plus à une réelle  cohabitation qu'à un séjour passager.

« Cela étant dit, j'apprécierais grandement votre aide pour descendre votre canapé le temps de trouver un vrai lit. La pièce ne possède pas de quoi dormir et je crains que ce soit la seule solution. Et j'aurais aussi quelques courses à vous faire faire. Désolé d'insister, mais je pense être consigné à domicile pour le moment. »
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MessageSujet: Re: {FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth] Sam 8 Oct - 11:56



Lavez ce sang que je ne saurais voir.

« Sudden dramatic saves are my speciality. It's a mercenary thing. »


Le mercenaire arqua un sourcil en regardant son hôte avec défiance. Il avait peut être jugé trop rapidement son poulain en le prenant pour plus fragile et naïf qu'il ne l'était vraiment. Tout compte fait,  il était plutôt ce genre d'individu aimable et souriant au premier abord mais qui allait se servir sournoisement dans votre frigo en plein milieu de la nuit et réclamer votre canapé par dessus le marché. A partir de cet instant, Leon avait prit une bonne résolution quant à son nouveau colocataire : il continuerait de le traiter comme un semblable -c'est à dire comme un parfait idiot- sans réellement le considérer comme tel. Cette décision lui semblait brillante, à l'image de son génie. Il n'oubliait pas non plus que tous les plus grands machiavels se gardaient bien de dévoiler leur plan. Voilà pourquoi il n'allait pas faire part de sa découverte à Harth et suivre ses indications sans trop broncher.

**Tu ne perds rien pour attendre, gamin ! Je SAIS qui tu es.** se convainc-il avec beaucoup d'obstination en fermant le poing.


« Hmpf. Ne t'habitue pas trop à ma serviabilité, c'est bien parce que tu es empoté. » lâcha t-il en commençant à considérer quelle serait la meilleure façon de descendre le canapé dans cette pièce.

Au lieu de sombrer dans un zèle excessif, son convive s'était contenté de garder son sourire insupportablement poli de gamin bien élevé. Etait-il vraiment aussi complaisant par nature ou se réjouissait-il de cette terrible situation ? Comme si lui soutirer son canapé ne suffisait pas, Harth lui tendit par la suite une liste de courses sur laquelle figurait un grand nombre d'outils onéreux. Le mercenaire se décomposa au fur et à mesure que ses yeux se promenaient sur le papier. Toute sa prime de mission pour l'avoir ramené sain et sauf à Myès allait y passer. Mais il ne pouvait pas vraiment lui avouer qu'il l'avait ramené chez lui en parti parce qu'on lui avait graissé la patte. Il replia soigneusement le papier d'une main tremblante dont il devait réprimer l'envie de froisser et de déchirer la petite note. Le mercenaire aborda un sourire amer et ne put s'empêcher de ricanner nerveusement après avoir rangé la liste dans la poche arrière de son pantalon.

« Haha... Ce n'est pas difficile pour toi de prendre tes marques, hein ? Tu sais déjà comment faire comme chez toi, alors pas besoin de te le rabâcher. » dit-il d'un air vaincu et désabusé.

Après avoir descendu son canapé à contrecœur, Leon resta un instant près du seuil de la porte et regarda d'un air pensif son hôte affairé à ranger et à réorganiser la pièce. Il profita de cet instant pour ressortir de sa poche la note sur laquelle figurait les commissions de son colocataire.

**Des outils hein ? Mais qu'est-ce que tu vas bien pouvoir foutre de tout ça, idiot ?**

Leon n'avait pas osé lui faire cette remarque qu'il gardait pourtant bien dans un coin de sa tête. Son invalidité n'allait pas lui laisser l'occasion de manier le tiers de ces outils. Et pourtant, il lui avait donné cette liste avec autant d'innocence qu'un gamin qui donnait sa liste au père noël. Le mercenaire avait profité des quelques jours de convalescence de son invité pour se renseigner sur ce dernier. Il avait apprit que le Dalistère n'avait plus de famille directe avec laquelle être en contact. Les rapports disaient également que c'était un jeune homme prometteur parmi les nouvelles recrues Ellistères. Mais cette mission, ou plutôt ce carnage, lui avait perdre la seule chose qui donnait du sens à sa vie. Malgré ça, Leon n'avait jamais vu son hôte se morfondre à ce sujet et encore moins se  décider à devenir le même looseur que lui. Cette ridicule innocence et cet écœurant optimiste valaient bien la peine qu'on lui laisse une chance. Il rangea à nouveau la note dans sa poche et se surprit à sourire d'un air chargé d'auto-dérision. Lui qui n'avait jamais eu ne serait-ce que l'ombre d'un rêve se retrouvait à tout faire pour préserver ceux d'un autre. Ce drôle d'événement l'avait amené à se poser deux questions fondamentales : Depuis quand était-il devenu aussi faible ? Et, surtout, combien de temps cette cohabitation allait-elle durer ?

[Hr-rp : Je te propose de t'arrêter ici pour les premiers jours de cohabitation, de faire une petite ellipse OKLM et de reprendre -pourquoi pas- à l'épisode où Harth commence à  rebricoler des trucs et que Leon y voit une grosse opportunité. Histoire d'expliquer pourquoi j'ai gardé un squatteur chez moi !]
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MessageSujet: Re: {FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth] Mar 25 Oct - 14:06

ft. Leon

ft. Harth

{FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir.

Harth jeta un énième regard à l'horloge qui dominait le salon. Déjà soixante minutes qu'il attendait le retour de Leon et son humeur commençait à tourner à l'orage.  Il avait beau s'être habitué au mode de vie -plutôt laxiste- du mercenaire sur bien des points, certaines choses avaient encore tendance à l'agacer, et la ponctualité en faisait partie.

« Franchement, une heure. C'est une première. »

Il lorgna sur le gratin qui attendait patiemment qu'on daigne s'intéresser à lui. Connaissant le Zoïk, il l'avait laissé dans le four afin de le garder chaud le plus longtemps possible mais même avec cette sécurité, il finirait par manger froid. Ce n'était pas la première fois que son colocataire était en retard -loin de là- et Harth était de nature plutôt conciliante, mais depuis quelques semaines, la situation avait largement empiré. Agacé, l'ingénieur avait donc fini par dessiner un graphique représentant l'évolution des frasques du mercenaires en fonction du temps -ce qui lui avait pris quand même deux bonnes heures- et il avait dû se rendre à l'évidence. Leon testait ses limites.

« Mais aujourd'hui. C'est la contre attaque. »


Harth descendit dans son atelier et y récupéra une télécommande ainsi que son bras mécanique. Quand il s'était estimé capable de reprendre un tant soit peu le bricolage, l'ingénieur s'était donné comme premier objectif de remettre en état de marche le membre en métal qui était jusque là resté inerte à cause d'un soucis de batterie. Il en avait profité pour refaire aussi quelques connexions afin de pouvoir le retirer plus facilement. Dans sa vie quotidienne, Harth préférait le laisser en bas, se promenant simplement avec une plaque en métal à la jointure de son épaule, là où s'arrêtait sa chair. Encore quelque chose qui ajouterait à la mise en scène puisque l'Ellistère avait prit soin de ne pas utiliser son bras devant son colocataire. Il s'autorisa un petit sourire en remontant les marches et commença les préparatifs. Cinq minutes plus tard, il prit position dans une grande chaise de bureau et appuya sur un bouton de la télécommande, ce qui coupa toutes les lumières de la maison et la plongea dans la pénombre la plus totale. Le spectacle allait pouvoir commencer.

Quelques longues minutes s’écoulèrent  avant qu'un bruit de serrure ne vienne troubler le silence de l'appartement. La porte s'ouvrit quelques secondes, projetant un carré de lumière dans la pièce où attendait Harth. Ce dernier posa son doigt sur une des touches de la télécommande en reconnaissant l'ombre de son colocataire. Tout était parfait.
Au moment où Leon referma la porte, l'ingénieur pressa le bouton, verrouillant la porte d'entrée derrière sa proie avec un claquement sec. Les sens du mercenaire devaient être en alerte maintenant, il avait beau tendre l'oreille, l'Ellistère n'était plus capable d'entendre le moindre bruit de pas. Avec un sourire, il prépara son doigt sur un nouveau bouton et attendit que le Zoïk tombe dans son piège, un amas de chips -qui traînaient sur la table depuis trois jours- qu'il avait éparpillé à l'entré de la pièce. Dès qu'il entendit la première victime des bottes du mercenaire, il pressa le premier bouton. La lumière d'un unique spot éclaira le visage du mercenaire qui se tenait seul au milieu d'un amas de chips.

« Tu m'as fait attendre Leon. »


Deuxième bouton. Les stores s'ouvrirent dans le dos de l'ingénieur qui se retourna sur sa chaise pour faire face au dissident. Son bras en métal attrapa avec délicatesse un verre à pied remplit de vin de basse qualité qu'il avait préparé et il fit mine d'en apprécier l'arôme avant de continuer.

« Dis moi, mercenaire... » Il s'autorisa un ricanement lugubre. « À partir de quel moment penses-tu qu'un homme atteigne ses limites ? À partir de quand un homme finit-il par commettre l'irréparable ? »

Il marqua une pause et referma son poing de métal sur le verre, qui se brisa, répandant son contenu rougeâtre au sol. Il pressa un troisième bouton et sa voix se fit plus douce.

« Retourne toi Leon et regarde. Apprécie le spectacle car aujourd'hui, tu vas perdre ce à quoi tu tiens le plus au monde. »

Derrière le Zoïk, un deuxième spot s'alluma et sous celui ci, une assiette se tenait en équilibre précaire au dessus d'une poubelle.

« Contemple. La dernière part de flan de cette boulangère dont tu me parlais tant. Sophie, c'est ça ? » Il ricana « Je dois admettre que j'ai d'abord pensé à le manger mais cela me semble bien plus cruel si personne n'en profite. » Il redevint sérieux et reprit d'une voix glaçante « Tu ne peux t'en prendre qu'à toi même Leon. Tu m'as fait ramasser le slip sale de trop. »

Dernier bouton et le ventilation s'ouvrit, tirant sur une corde qui précipita le flan à sa perte. Aussitôt les lumières se rallumèrent et Harth se releva :

« Alors ? C'était comment ? Ça en jetait pas vrai ? J'espère en tout cas, vu les efforts que j'ai déployé pour tout préparer sans que tu t'en rende compte. »
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MessageSujet: Re: {FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth] Jeu 27 Oct - 17:41



Lavez ce sang que je ne saurais voir.

« Sudden dramatic saves are my speciality. It's a mercenary thing. »


Leon n'avait jamais prit au sérieux les menaces de son colocataire quant à sa ponctualité. Un homme jeune et vigoureux de sa trempe avait mieux à faire que de surveiller l'heure à tout bout de champ comme une octogénaire craintive. Harth lui rappelait parfois la vieille mégère qui, accoutumée à la même sempiternelle routine, hurlait sur son mari quand ce dernier ne mettait pas les pieds sous la table à dix-neuf heures tapantes. L'ennui, c'est qu'il n'était pas marié à l'Ellistère et pire encore, il n'était même pas une femme. Ses leçons de morale et de savoir-vivre n'avaient donc aucune emprise sur cet esprit de jeune mâle indompté et indomptable. C'est donc plein d'un orgueil moqueur que le mercenaire s'apprêtait à rentrer dans son appartement avec plus d'une heure de retard.

Un frisson désagréable lui piqua l'échine au moment où il ouvrit la porte de son domicile. Instinctivement, le mercenaire se figea fasse au mauvais pressentiment qu'il avait ressentit en constatant l'étrange silence et l'obscurité qui régnait dans l'entrée. Tel un animal conscient d'être pris en piège, Leon se refusa le moindre mouvement et convoqua tous ses sens en alerte. Rien ne laissait présager la présence d'autrui mais il avait l'intime conviction et l'étrange sensation d'être observé. Lorsque la porte se referma inexorablement derrière lui, un claquement sec lui fit signe qu'on l'avait soudainement verrouillée. Sa main gantée se glissa subrepticement sur la crosse de son arme qu'il portait du côté gauche, prêt à la dégainer si la situation l'exigeait. En temps normal, Leon se serait contenté de demeurer immobile sur le seuil de la pièce, attendant les premiers signes d'impatience de son ennemi et profiter de sa fatale erreur d'avoir fait le premier pas. Mais la situation actuelle était sensiblement différente de tous les scénarios qu'il aurait pu imaginer. Le malaise qu'il ressentit au niveau de l'estomac lui rappelait qu'il n'était désormais plus seul dans l'équation. Sauver sa peau n'était peut être plus sa seule priorité. Car qu'était-il advenu de Harth, son compagnon mutilé et traqué par une bande de joyeux lurons prêts à tout pour l'éliminer ? L'idée que les hommes du Crénide se soient introduits chez lui pendant son absence et tué son poulain par la même occasion lui arracha un juron étouffé et lui valu de se mordre un peu trop fort la lèvre inférieure. Sur ses gardes, le mercenaire avança à pas de loup afin de parvenir à débusquer le plaisantin qui s'était introduit chez lui. Mais c'était sans compter les chips éparpillés par terre qui trahirent immédiatement sa position. Sans même réfléchir davantage, le mercenaire dégaina son arme qu'il braqua sur l'ombre devant lui. Une lumière aveuglante le contraint à se protéger les yeux du revers de la main droite, incommodé par le surplus de luminosité. La voix de Harth lui fit l'effet d'un coup de tonnerre. Médusé en distinguant enfin son colocataire sur la chaise en face de lui, son bras qui tenait le pistolet se ramollit au point de tomber médiocrement le long de son corps. Toute la tension qu'il avait ressentit se relâcha d'un coup au profit d'une honte cuisante : il avait l'air parfaitement ridicule.

Pendant qu'il se remettait de ses émotions, Leon reconsidéré un instant son colocataire avec beaucoup d'humeur. Il lui aurait bien flanqué une claque derrière la tête, comme un môme que l'on sermonne après s'être fait un sang d'encre mais sut été lui avouer son inquiétude à son égard. Maintenant qu'il avait la certitude de ne pas être en danger au même titre que son compagnon, Leon regagna son humeur moqueuse et ses attitudes dédaigneuses. Avec un sourire narquois, il leva négligemment les bras comme un bandit débusqué par des forces de l'ordre. Lentement, il rendit les armes en déposant son pistolet à ses pieds avec une théâtralisation appliquée.

« D'accord, d'accord, je me rends. » lâcha t-il avec ce même sourire et en shootant dans son arme qu'il envoya valser jusqu'à la chaise de l'Ellistère avant de remettre ses mains dans ses poches d'un air mutin.

Ayant complètement oublié le verrouillage mystérieux de la porte, Leon avait relâché sa garde comme un amateur. Il avait encore une fois sous-estimé son poulain qui profita de l'occasion pour ouvrir les stores et l'aveugler à nouveau. Le mercenaire grogna et fixa son colocataire avec appréhension. Était-ce la bouteille de vin qu'il s'était mise de côté qu'il sirotait insolemment devant lui ? Leon n'eut pas le temps de protester face aux menaces de son maléfique opposant. Il fronça les sourcils, regrettant de ne pas l'avoir ridiculisé tant qu'il en avait encore l'occasion. Le spectacle qui l'attendait lui était insoutenable. Impuissant, il vit le précieux flan qu'il avait acheté à la délicieuse Sophie dans l'espoir de la courtiser sur le point de tomber dans l'abîme. D'un geste théâtral, il s'élança jusqu'à l'assiette et tomba à genoux à mi-course lorsqu'il fut trop tard pour le sauver des griffes du mal. Dans un élan nostalgique, Leon se mit à réfléchir sur la conséquence de ses actes.

Pour commencer, Harth n'avait aucune idée de la raison de son retard. Il aurait pu avoir été retardé par un accident très grave. Il se voyait dors et déjà revenir blessé, agonisant, attendant l'aide précieuse de ce faux frère qui l'avait trahi sans vergogne. Un faux frère qui avait bafoué la fraternité au nom de sa maniaquerie de ménagère. Tout espoir de courtiser la belle Sophie s'était envolé en même temps que la part du flan s'était précipitée dans la poubelle. Comment allait-il pouvoir la regarder en face désormais ?
Bon d'accord, en réalité il était allé voir une autre femme. Mais ce n'était pas une raison pour s'enflammer de la sorte. Le vieil adage avait coutume de dire « les frères avant les femmes ». Mais aucun code d'honneur ne stipulait explicitement les termes d'un tel contrat. Un disciple digne de ce nom aurait compris les circonstances de son retard et l'aurait même interrogé pour profiter de sa sagesse pour prendre exemple sur ses techniques de séduction ! Pour l'heure il se releva, dépoussiéra son manteau d'un air boudeur et haussa doucement les épaules.

« Pas mal, gamin, je dois l'admettre. » lâcha t-il comme si ces mots lui avait arraché la bouche. Mais il s'empressa d'ajouter : « Moi qui pensais déjà à la fête que je ferai demain soir en apprenant qu'on t'avait enfin embarqué... » dit-il avec un rictus impérieux.

Il s'approcha de son poulain et commença à examiner la chaise sur laquelle il se trouvait ainsi que son bras en cherchant visiblement quelque chose. Revenant bredouille de sa séance d'observation, Leon passa son bras sur les épaules de l'Ellistère avant de lui ébouriffer les cheveux d'un air punitif.

« Hey, tu te rappelles de ce qu'on avait dit à propos de l'élève qui dépasse le maître, n'est-ce pas ? Alors laisse tomber Harth, tu n'es pas encore prêt pour ça. Réessaye ça d'ici dix ou vingt ans ! » rétorqua t-il en croisant les bras avec arrogance. « Alors commence par me dire ton petit secret pour la porte, les fenêtres et tout le bordel qui va avec, l'artiste. » lui dit-il sur le ton de la confidence.

Leon avait toujours eu une curiosité dévorante à l'égard des créations de son colocataire, au point qu'il l'avait laissé s'installer plus définitivement au sous-sol afin d'y créer un atelier. Le mercenaire était intrigué par les gadgets que Harth construisait sans cesse au gré des besoins et de son imagination. Le mercanti qui sommeillait en lui y avait vu l'opportunité de gagner encore plus d'argent et d'élargir sa clientèle. Son petit prodige pouvait répondre aux caprices de ses clients en matière de technologie. Leur petit commerce illégal ne rivalisait pas avec les plus grands ou les trafiquants du territoire Techimi mais il suffisait à mettre du beurre dans les épinards.

« Bien entendu, il faudra me céder le coupable de toute cette mise en scène. Ca sera pour rembourser le verre, le fond de vin que je me gardais au frigo, le reste de chips et... » Il fit une courte pause le temps de sortir un papier chiffonné qui traînait au fond de sa poche. « L'ampoule de la salle de bain, le vase de tante Catherine, qui était d'une laideur innommable, je te le concède mais que j'aurai toujours pu offrir avec un bouquet de fleurs. » lâcha t-il avec beaucoup de professionnalisme. « Bref, la liste est longue mais je me sens d'humeur magnanime. Je t'offre l'intervention du plombier au sous-sol, qu'on a du payer plus cher, je te le rappelle, afin qu'il se taise sur nos activités clandestines. Ne me remercie pas, c'est cadeau, si tu me donnes ton bidule en contrepartie. »

Leon était un fin stratège et un radin de surcroît. Il se débrouillait toujours pour créer des dettes à son colocataire afin de s'octroyer le fruit de son travail.
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MessageSujet: Re: {FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth] Ven 28 Oct - 15:18

ft. Leon

ft. Harth

{FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir.


Harth jeta la télécommande à Leon avec un sourire taquin. Il lui était toujours agréable de sentir que quelqu'un s’intéressait à son travail et malgré ce qu'il disait, l'ingénieur était certain que son colocataire avait juste envie de manipuler sa dernière création. Il le laisserait utiliser son excuse habituelle du ''cumul de dette'' pour cette fois, de toute façon il avait prévu de lui donner. L'appareil, plutôt simple, avait été fabriqué à partir d'un vieux combiné de téléphone auquel il avait rajouté pas mal de petites touches et de diodes multicolores. Chaque rangée avait été peinte d'une couleur différente pour la visibilité et il avait rajouté en dessous des petits symboles qui servaient de charte afin de savoir l'utilité de chacune.

« Alors globalement, le jaune correspond aux lumières, le bleu c'est pour les différentes portes, le vert pour les voies de climatisation, le rouge pour activer les chauffages et le blanc pour les stores des différentes pièces. Pour savoir lequel correspond à quoi exactement, il faudra essayer. Si tu veux désactiver une des fonctions, c'est les gros bouton de même couleur, en fait ils servent à couper du réseau de la télécommande l'ensemble des appareils associés. C'est utile pour pas utiliser trop d'électricité vu que tu n'aura pas besoin d'utiliser la télécommande pour verrouiller les portes ou allumer les chauffages en temps normal. » Il marqua une pause « D'ailleurs, tu n'auras sans doute jamais besoin de la télécommande, c'est juste un gadget après tout, mais pour se la jouer c'est génial. »

Il recula d'un pas pour lui montrer un des verrous électriques qui surplombait une des portes.

« Toutes les portes possèdent un verrou du genre, c'est mécanique, donc tu peux les ouvrir de l'intérieur et une coupure de courant ne retire pas le verrouillage. C'est assez solide donc avec ça, pas de risque que quelqu'un entre à moins qu'il ne brise une porte. Pour information, si une bombe venait à sauter dans le salon et faisait disparaître l'immeuble, les verrous seraient toujours fonctionnels. Les portes risquent d'êtres soufflées par contre. »

Ça lui avait prit un temps monstrueux pour disposer l'ensemble des appareils qu'il avait ajouté à la demeure de Leon à son insu. Heureusement pour lui, le travail du Zoïk était plutôt chronophage et il n'avait eu aucun mal à faire fructifier ses absences. Après tut, il fallait bien qu'il trouve une occupation quand son colocataire n'était pas là pour lui changer les idées. Harth était un peu gêné de l'admettre, mais il n'avait jamais eu autant besoin de contact avec l'extérieur que maintenant qu'il était obligé de rester enfermé chez lui. Comme lui avait rappelé le mercenaire, ce n'est pas parce qu'ils n'entendaient plus parler de leur ennemi qu'il avait disparu, peut-être était-il toujours à la recherche de survivants de l'accident. Un peu déprimé par ses pensées, il se força tout de même à faire bonne figure auprès de son compagnon.

« Par contre ''mon grand'' tu devrait m'être reconnaissant de t'avoir débarrassé de cette horreur. Même avec un bouquet à l'intérieur, c'était un tue l'amour instantané. Imagine la tête de Sophie si tu lui avait offert ça, elle aurait sans doute fini par te refuser l'entrée de sa boulangerie. »

C'était toujours étrange pour Harth de parler de personnes qu'il n'avait jamais vu. Tout ce qu'il savait de la femme était ce que Leon avait bien pu -ou voulu- lui en dire. Quelque part, le mercenaire était devenu irremplaçable dans la vie de l'ingénieur puisqu'il était ses yeux, ses oreilles, et même ses bras pour communiquer avec l'extérieur. Il aurait juste aimé que ses membres se tiennent tranquille et se concentrent sur des choses plus importantes que la poitrines des jeunes Dalistères mais c'était mieux que rien. Il se dirigea jusqu'au four pour y réchauffer le gratin qui y reposait et changea de position un des deux interrupteurs au niveau de son épaule. Un ''bip'' discret lui confirma qu'ASCII s'était mise en marche. La petite puce qu'il avait ajouté lui permettait d'utiliser son bras comme une personne normale en bridant les capacité de l'appareil.  Cela lui permettait entre autre de se saisir d'objet sans les casser et d'avoir des gestes précis. La machine lancée, il entreprit de mettre la table et déposa sur la table les restes de chips non utilisés.

« Alors, pourquoi le retard cette fois ? Un travail qui s'est éternisé ? »
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MessageSujet: Re: {FB} Lavez ce sang que je ne saurais voir. - [Ft. Harth]

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